Feng Zikai et le manhua

De Histoire de Chine

Rédigé par Yohan Radomski

Feng Zikai à son bureau, Shaanxi Nan Lu

Le mois dernier nous avons eu le plaisir d’interviewer Yohan Radomski, commissaire de l’exposition « Dessiner Shanghai : le style de Shanghai dans la bande dessinée », qui nous a dressé à cette occasion un aperçu de l’histoire du neuvième art en Chine. Il y soulignait le rôle majeur de Feng Zikai, intellectuel et artiste influent de la première moitié du 20e siècle chinois, qui effectua la plus grande partie de sa carrière à Shanghai. Aujourd’hui nous vous proposons de poursuivre cette plongée dans l’histoire de la BD chinoise à travers un article de Yohan paru à l’origine en juin 2013 sur le site Actuabd.com, qu’il nous a fait l’honneur d’actualiser pour les lecteurs de la SHFC.


Feng Zikai (1898-1975)[1], est considéré comme le pionnier du manhua en Chine. Quelques vues sur la naissance du manhua et sur l’intérêt que Feng Zikai portait aux dessinateurs étrangers, notamment par sa participation à l’édition de Plauen et de Gulbransson à Shanghai en 1951.

Des influences étrangères

On se souvient que dans Corto Maltese en Sibérie, Corto, de passage à Hong Kong, lit un journal dans lequel est publié Krazy Kat, série de strips de l’Américain Herriman. A mon arrivée en Chine, en 2008, soit 90 ans plus tard, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir une édition bon marché de Krazy Kat dans une librairie de Harbin ! Sans compter un certain nombre de bandes dessinées des années 20 ou 30, y compris Père et fils, de l’Allemand Plauen.

Extrait de Corto Maltese en Sibérie

La bande dessinée chinoise se développe à partir des années 20, spécialement à Shanghai, ville portuaire cosmopolite. On y trouvait dans les journaux des bandes dessinées américaines et des illustrations, entre autres, de Miguel Covarrubias, George Grosz, David Low, ou même de Francisco de Goya et d’Honoré Daumier. Il reste encore à écrire une histoire de la bande dessinée chinoise qui prenne en compte ces possibles influences étrangères.

Takehisa Yumeji

Dans le cas des manhua de Feng Zikai, c’est l’influence japonaise qui est décisive. Elève de Li Shutong (1880-1942)[2], auprès de qui il avait étudié la peinture et la musique, Feng Zikai se rend en 1921 au Japon et étudie auprès du dessinateur Takehisa Yumeji (1884-1934)[3], connu pour ses mangas. Il a alors 23 ans. A son retour dans la région de Shanghai en 1922, il commence à dessiner ses propres « manhua »[4] (il traduit le mot du japonais « manga »). Ces œuvres nouvelles rencontrent un certain succès et sont publiées dans des revues. L’édition en 1925 d’un ouvrage intitulé Les Manhua de Feng Zikai assure la popularité du terme, qui est alors utilisé par d’autres dessinateurs.

Un exemple du style de dessin utilisé par Yumeji pour ses mangas
Illustration d’un livre pour enfants de Yumeji

Manhua et lianhuanhua

1925 voit aussi la diffusion du terme « lianhuantuhua ». De 1925 à 1929, les Editions mondiales de Shanghai (上海世界书局) ont publié Le Voyage en Occident, Au bord de l'eau, Les Trois royaumes, la biographie de Yue Fei[5], sous l’appellation de « lianhuantuhua ». Utilisé jusque dans les années 1950, ce terme sera ensuite remplacé par « lianhuahua »[6].

Qu’est-ce qui différencie les deux termes de manhua et de lianhuanhua ? Ils appartiennent à deux courants artistiques différents, même si des rapprochements ont forcément eu lieu.

Le manhua est plutôt diffusé dans la presse. Le terme signifie caricature, dessin d’humour ou de presse. Un manhua est un dessin unique, ou une suite de quelques dessins (strip ou demi-planche) formant souvent un gag. Un exemple bien connu est San Mao de Zhang Leping. Dans le cas de Feng Zikai, les manhua ne sont pas vraiment humoristiques, mais plutôt poétiques ou spirituels.

Manhua extrait de « San Mao, le petit vagabond », par Zhang Leping
Manhua de Feng Zikai en 1924 : « Après le départ des invités, un croissant de la nouvelle lune, frais comme de l’eau. »

Le manhua se caractérise aussi par des thèmes proches de la vie quotidienne, pose un regard sur la société qui lui est contemporaine, et a des résonnances politiques et satyriques. Le style de dessin est plutôt dépouillé, et a pu être inspiré par des dessinateurs étrangers ou même par une tradition chinoise proche du bouddhisme chan dans le cas de Feng Zikai.

Un thème cher à Feng Zikai : le regard des enfants

Le lianhuanhua est diffusé sous formes de fascicules. Les récits sont longs et sont souvent des adaptations de romans classiques, de légendes et de récits historiques, d’opéras... Le style de dessin est réaliste et plus élaboré que dans le cas du manhua. Un lianhuanhua a un format à l’italienne, comprenant un dessin par page, avec quelques lignes de texte sous le dessin.

Lianhuanhua adapté du classique « Les trois royaumes »,1925.png
Lianhuanhua adapté du classique « Les trois royaumes ».png
Lianhuanhua adapté du classique « Les trois royaumes »,1925

Lianhuanhua signifie « suite de dessins » ou « dessins s’enchaînant », traductions qui me semblent plus heureuses que celle de « dessins enchaînés » qu’on trouve parfois. Le lianhuanhua avec son faible coût de production, son petit format pratique, a largement été utilisé à des fins de propagande des années 50 aux années 60.

Lianhuanhua « Li Shuang Shuang », par He Youzhi, années 60
Lianhuanhua « Li Shuang Shuang », par He Youzhi, années 60
Lianhuanhua « Li Shuang Shuang », par He Youzhi, années 60


Le lianhuanhua a décliné dans les années 80, avec l’arrivée de la télévision et d’autres formes culturelles et la possibilité pour certains artistes de gagner beaucoup plus d’argent en produisant pour le marché de l’art. Le terme manhua est revenu en force dans les années 90 avec la diffusion des mangas japonais et l’édition de bandes dessinées occidentales aussi désignées par ce terme.

Un dessinateur d’avant-garde

Feng Zikai est aujourd’hui encore très connu en Chine, en particulier pour  ses dessins en couleurs. Depuis quelques années, on peut en voir placardés un peu partout dans le pays, avec des slogans ajoutés par le gouvernement. Une opération de communication destinée à enseigner au peuple le respect de la nature, des animaux, le civisme, etc.

Dessin en couleurs de Feng Zikai : « Il n’y a qu’une Terre »
Dessin en couleurs de Feng Zikai : « La culture chinoise refleurit sans cesse »

Pourtant, ce ne sont pas ces dessins en couleurs au style simpliste, un peu raides et maniérés qui l’ont fait connaître. Du tout début de sa carrière en 1925, jusqu’à l’année 1937 et l’arrêt brutal de nombreuses publications dû à la guerre entre la Chine et le Japon et l’entrée des Japonais à Shanghai, ce sont ses dessins en noir et blanc, au style souple et jeté, qui suscitent l’admiration de nombreux artistes et écrivains.

Le style de dessin est simple, mais plein de saveur et de personnalité et tellement moderne en comparaison des lianhuanhuas des années 20 ! Il y a aussi l’originalité de son regard sur la société. Feng Zikai est alors classé dans l’avant-garde artistique, littéraire, éducative et politique qui bouillonne à Shanghai avec Lu Xun et ses amis, autour notamment de la revue « La Jeunesse »[7].

Manhua de Feng Zikai : « Kiss »
Manhua de Feng Zikai : « Profiteurs »

C’est surtout à cause de la guerre que Feng Zikai se met à redessiner en couleurs des dessins anciens en noir et blanc, dans le but de gagner un peu d’argent pour les vendre à des collectionneurs. D’où le trait plus figé et l’absence de spontanéité.

Un manhua différent de Feng Zikai

Si les manhuas de Feng Zikai consistent le plus souvent en dessins isolés, il a aussi dessiné une quarantaine de « gags », découpés en quatre images. Dessinés dans les années 1948-49, ces manhuas ont été publiés dans le supplément pour enfants d’un quotidien de Hong Kong, le Xingdao Daily (星岛日报). Il faut lire dans le sens de lecture traditionnel, d’abord la colonne de droite, puis la colonne de gauche.

Un manhua de Feng Zikai : « Un vêtement grand et petit »
Un manhua de Feng Zikai : « Les années passant… »

Feng Zikai, Plauen et Gulbransson

En 1951, Feng Zikai, qui avait un esprit ouvert et curieux, participe à l’édition de deux œuvres de dessinateurs étrangers.

La première est Père et fils (Vater und Sohn), de l’Allemand E.O. Plauen (1903-1944)[8], un ouvrage toujours publié et bien connu en Chine aujourd’hui. Il écrit une préface, et lettre les quelques cases où apparaissent des textes. La deuxième est l’autobiographie Il était une fois (Es war einmal) du caricaturiste Norvégien Olaf Gulbransson (1873-1958)[9]. Il rédige une postface et accomplit un considérable travail de lettrage.

Nous joignons ici une traduction de ces deux textes de Feng Zikai.Il est intéressant de constater que la distinction que nous opérons plus haut entre manhua et lianhuanhua, si elle est commode, n’est pas toujours évidente. Dans la préface pour Père et fils, Feng Zikai emploie en effet les termes : « lianhuanmanhua », « manhua » et « tuhua ». Dans la postface de Il était une fois, il emploie le terme de « lianhuantuhua » … Dans tous les cas, nous avons traduit par « bande dessinée ».

Dans ces deux textes, Feng Zikai met en avant l’utilisation possible du médium qu’est la bande dessinée pour l’éducation d’une population illettrée, les images aidant à comprendre les textes.

C’est effectivement ce à quoi s’emploieront des grandes maisons d’édition à partir des années 50, comme la Maison d’édition des Beaux-Arts du Peuple de Shanghai[10], créée en 1952, qui avec sa consœur de Pékin seront les plus actives dans ce domaine. Jusqu’aux années 80, des milliers de lianhuanhuas diffusés à plusieurs millions d’exemplaires enseigneront le communisme au peuple chinois et seront utilisés pour unifier la nation, à travers l’élaboration d’un « roman national » par la mise en avant de certaines œuvres littéraires, de certains personnages ou faits historiques. On peut rappeler aussi que l’élaboration du pinyin (la transcription en alphabet roman du mandarin) date de 1955, qu'il est couramment enseigné dès 1958 et que l’utilisation des caractères simplifiés commence en 1956.

Néanmoins on ne peut s’empêcher de penser que la mise en avant du caractère utilitaire de la bande dessinée est peut-être un moyen pour Feng Zikai de justifier une publication humoristique (Père et fils) et artistique (Il était une fois) dont on pourrait douter des réelles qualités éducatives ou du caractère prioritaire de sa diffusion au peuple chinois en 1951.

Couverture de l’édition de 1951 de « Père et fils », calligraphiée par Feng Zikai

Préface pour Père et fils, de Plauen

« C’est une bande dessinée de Plauen, un dessinateur allemand. Composée au total de cinquante récits, cette bande dessinée est généralement sans paroles, sauf les bulles accompagnant huit dessins. C’est pour cette raison qu’on l’appelle « bande dessinée muette », dans laquelle un garçon espiègle et un père adorant s’amuser, se trouvent souvent dans des situations drôles et amusantes.

Mon ami Wu Langxi [11], de la maison d’éditions de la vie culturelle, a l’original de cette bande dessinée, et un jour, il me l’a montrée. Chaque dessin m’a fait beaucoup rire. J’ai ri jusqu’à la fin de la lecture. Le fil qui reliait cette bande dessinée était déjà détendu, alors que la couverture était déchirée. Cela montre qu’elle avait déjà été lue par beaucoup de personnes, en les faisant aussi beaucoup rire. Mais pour mon ami Langxi, cela lui semblait encore insuffisant. Il a voulu la réimprimer et la publier afin de donner plus de joie au public chinois. J’ai bien approuvé son intention et accepté avec plaisir d’en rédiger la préface.

Dans cette bande dessinée, on ne parle ni de la guerre de Corée ni de la campagne de suppression des contre-révolutionnaires… seulement de choses amusantes mais peu importantes. Pourquoi est-ce que je trouve qu’elle mérite d’être imprimée et diffusée en Chine ? Il y a deux raisons :

D’abord, pour que cette façon de dessiner soit adoptée par les Chinois : on raconte des histoires par les dessins, et sans faire appel à aucun texte. C’est un art qui transmet le sens, et celui-ci est accessible à tout le monde, y compris aux illettrés. C’est un art dont la Chine a besoin pour le moment. Car la Libération [la fin de la guerre civile en 1949, NDA] a eu lieu il y a seulement deux ans et la diffusion des idées et l’éducation généralisées et profondes sont nécessaires pour que le peuple chinois s’unisse et lutte, avec conscience et motivation, pour la victoire, la gloire et le bonheur de la nouvelle Chine. Cependant, étant donné le grand nombre d’illettrés en Chine, les dessins, en particulier, les dessins sans paroles, sont alors plus efficaces que les textes. Si on diffusait les événements, tels que la guerre de Corée, la campagne de suppression des contre-révolutionnaires, l’achèvement de la réforme agraire, le mouvement d’intensification de la production, au moyen des bandes dessinées, ce serait comme une alphabétisation au niveau national, et cela exercerait une influence importante et incomparable. De ce fait, cette bande dessinée vaut la peine d’être publiée en Chine.

Une page de « Père et fils », avec un lettrage de Feng Zikai

La deuxième raison est que les Chinois ont besoin de rire : il nous faut bien sûr lutter sérieusement et étudier durement, mais il nous faut aussi rire. Car cela nous permet de récupérer, d’étudier avec plus de plaisir et de pouvoir lutter plus fort. Les ouvriers à l’usine, les paysans dans les champs, ainsi que les soldats en première ligne, ont tous besoin de rire pour atténuer la dureté du travail. En conséquence, les livres qui ne sont ni sur la guerre de Corée ni sur la campagne de suppression des contre-révolutionnaires, mais seulement destinés à faire rire les lecteurs, sont ceux dont les Chinois ont besoin pour le moment. Le journal WenHui Bao[12] a publié un petit texte le 26 avril. J’en cite alors quelques phrases : « Gorki décrit ainsi Lénine : Jamais je n’ai rencontré personne sachant rire comme Vladimir Ilitch… Le rire du camarade Lénine était sincère et à la fois très émouvant. Seul celui qui voit clairement la gaucherie et la fourberie des hommes, et celui qui a l’innocence d’un enfant, peut avoir un tel rire. Un sévère réaliste comme Lénine pouvait rire aux larmes, comme un enfant. Pour rire ainsi, il fallait posséder un esprit sain et fort. »

Ainsi, ces gags en apparence peu importants sont toutefois importants. Donc, j’approuve la publication de cette bande dessinée et j’accepte d’en rédiger la préface.                                    

Feng Zikai, 1er mai 1951 »

Postface pour Il était une fois, de Gulbransson

« Gulbransson a dessiné, rédigé et écrit lui-même les textes. Les textes sont écrits bien sûr en allemand. Mon ami Wu Langxi les a traduits en chinois. Pour garder la particularité du livre original, il m’a demandé de lettrer les textes. Je n’avais jamais fait un tel travail, mais je l’ai accompli avec plaisir.

« Il était une fois », dans la version chinoise lettrée par Feng Zikai

Mon ami Langxi a traduit littéralement et fidèlement les textes. Mais quand j’ai lettré les textes, j’ai changé la structure de quelques phrases, en ajoutant ou en supprimant des mots, pour que les textes soient plus adaptés à la grammaire chinoise. Après que je les ai finis, mon ami Langxi les a comparés encore une fois avec les textes originaux. Il a trouvé qu’il n’y avait aucun problème et puis il a publié ce livre. Cependant, s’il semble quelquefois que la traduction soit infidèle, je déclare ici que j’en suis responsable.

Feng Zikai, le 3 juin 1951 »

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Merci à Sun Juan pour les traductions des textes de Feng Zikai et à Dominique Hérody pour ses informations sur Gulbransson. Merci à Christophe Koeltgen et à la Société d'Histoire des Français de Chine pour leur aide aux recherches et leur soutien dans la republication de cet article.

Pour en savoir plus sur Feng Zikai

  • La biographie (en anglais) de Geremie R. Barmé : An artistic exile : a Life of Feng Zikai (1898-1975), University of California Press, 2002.
  • L’essai de Marie Laureillard : Feng Zikai, un caricaturiste lyrique, L’Harmattan, 2018.
  • Un recueil de courts essais de Feng Zikai traduits par Marie Laureillard : Couleur de Nuage, Gallimard, 2010.

Notes

  1. En chinois : 丰子恺.
  2. 李叔同 Li Shutong ou 弘一 Hong Yi, est un moine bouddhiste, peintre et enseignant chinois. Après des études au Japon il devient célèbre pour son enseignement de la peinture et de la musique occidentale, qu’il dispense à Shanghai. Il consacre la seconde partie de sa vie au bouddhisme et à la calligraphie. A Hangzhou existe aujourd'hui un centre d'étude consacré à Li Shutong et Feng Zikai, le « Master Hongyi and Feng Zikai Research Institute » (https://hfzx.hznu.edu.cn/).
  3. 竹久夢二Yumeji Takehisa, peintre et poète japonais autodidacte qui connut la renommée durant l’ère Taisho (1912-1926).
  4. En chinois : 漫画 mànhuà.
  5. 岳飛 Yuè Fēi (1103 – 1142), est un célèbre patriote et général chinois qui combattit pour la dynastie Song du Sud contre les armées de la dynastie Jin des Jurchen.
  6. En chinois : 连环画 liánhuánhuà.
  7. 新青年 « Nouvelle jeunesse » en chinois, sous-titré en français « La jeunesse ». Revue intellectuelle fondée en 1915 à Shanghai, elle joue un rôle majeur dans l'introduction des idées occidentales, tant libérales que marxistes, en Chine au début du XXe siècle.
  8. Erich Ohser dit E.O. Plauen, est un dessinateur et caricaturiste allemand. Contraint de travailler sous pseudonyme et de délaisser les sujets politiques par les nazis, il se suicide suite à son arrestation par la Gestapo pour propos défaitistes en 1944.
  9. Olaf Gulbransson est un peintre, dessinateur, graphiste et caricaturiste norvégien, est spécialement connu pour ses collaborations à l'hebdomadaire satirique allemand Simplicissimus.
  10. En chinois : 上海人民美术出版社, « Shanghai People's Fine Arts Publishing ». Cette maison d’édition existe toujours et propose de nombreux lianhuahua dans son catalogue.
  11. 吴朗西 Wu Langxi (1904-1992), traducteur et éditeur, notamment de Lu Xun dans ses dernières années.
  12. En chinois : 文汇报. Influent quotidien chinois fondé par des intellectuels de gauche à Shanghai en 1938.