« Le Consulat de Longzhou (Guangxi) » : différence entre les versions
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La première carte, moderne, confirme l’importance de ce passage traditionnel entre la Chine et le | Les quelques éléments cartographiques qui suivent permettent de situer plus correctement la ville de Longzhou dans le Guangxi près de la frontière du Viêt Nam. | ||
La première carte, moderne, confirme l’importance de ce passage traditionnel entre la Chine et le Viêt Nam. | |||
L’autoroute et la ligne ferroviaire actuelle suivent toujours cette voie de communication le long de la rivière Zuo, un des très nombreux fleuves qui alimentent le delta de la rivière des perles. | L’autoroute et la ligne ferroviaire actuelle suivent toujours cette voie de communication le long de la rivière Zuo, un des très nombreux fleuves qui alimentent le delta de la rivière des perles. | ||
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Cette voie, où eurent lieu de nombreux conflits, reste la voie de contact principale du sud de la Chine avec Hanoi. | Cette voie, où eurent lieu de nombreux conflits, reste la voie de contact principale du sud de la Chine avec Hanoi. | ||
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(Carte présentée dans l’exposition historique faite dans l’ancien Consulat | Plusieurs cartes de la fin du XIX<sup>e</sup> siècle restituent ce qu’était Longzhou et son environnement au début de la présence française. | ||
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Deux autres cartes chinoises, présentes dans les archives de la | Deux autres cartes chinoises, présentes dans les archives de la BnF,<ref>https://www.bnf.fr/</ref> ne manquent pas d’intérêt et mériteraient une analyse et une mise en perspective. | ||
L’environnement est constitué d’une multitude de pics et montagnes karstiques avec des plaines plus ou moins amples. Ce paysage a beaucoup de charme. | L’environnement est constitué d’une multitude de pics et montagnes karstiques avec des plaines plus ou moins amples. Ce paysage a beaucoup de charme. | ||
En ce début février 2025, s’achevait la récolte de canne à sucre. D’énormes camions transportant la canne vers les lieux de traitements encombrent les rues et les routes. | En ce début février 2025, s’achevait la récolte de canne à sucre. D’énormes camions transportant la canne vers les lieux de traitements encombrent les rues et les routes. | ||
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L’atmosphère et les champs sont marqués par les brulis des déchets végétaux restants. Les rochers en sortent noircis par le feu et une odeur sucrée se répand un peu partout à la fin de ce cycle agricole. | L’atmosphère et les champs sont marqués par les brulis des déchets végétaux restants. Les rochers en sortent noircis par le feu et une odeur sucrée se répand un peu partout à la fin de ce cycle agricole. | ||
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Elle illustre l’origine de cet ancien Consulat qui fut une conséquence secondaire de la conquête du Tonkin de 1884 – 1885. Cette guerre qui opposa la France et la Chine se conclut par le Traite de Tianjin en 1885. | Elle illustre l’origine de cet ancien Consulat qui fut une conséquence secondaire de la conquête du Tonkin de 1884 – 1885. Cette guerre qui opposa la France et la Chine se conclut par le Traite de Tianjin en 1885. | ||
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== Histoire très sommaire de l’ancien Consulat de France à Longzhou == | |||
Les éléments qui suivent sont issus de la présentation faite sur le site de l’ancien Consulat (beaucoup d’éléments, photographiques en particulier, sont actuellement en mauvais état et difficiles à photographier et reproduire). | Les éléments qui suivent sont issus de la présentation faite sur le site de l’ancien Consulat (beaucoup d’éléments, photographiques en particulier, sont actuellement en mauvais état et difficiles à photographier et reproduire). | ||
Cette longue présence mériterait un travail synthétique et approfondi permettant d’en conserver une mémoire détaillée et illustrée pour le plus grand nombre). | Cette longue présence mériterait un travail synthétique et approfondi permettant d’en conserver une mémoire détaillée et illustrée pour le plus grand nombre). | ||
L’origine de ce Consulat découle des accords de paix signés en 1885 à Tianjin suite à la guerre de 1884 – 1885 qui opposa la Chine et la France à propos du statut du | L’origine de ce Consulat découle des accords de paix signés en 1885 à Tianjin suite à la guerre de 1884 – 1885 qui opposa la Chine et la France à propos du statut du Viêt Nam. | ||
''Jules Patenôtre des Noyers, Ambassadeur et LI Hongzhang 李鸿章 représentant de l’Empire Qing, lors de la signature à Tianjin du Traité de paix de 1885'' | ''Jules Patenôtre des Noyers, Ambassadeur et LI Hongzhang 李鸿章 représentant de l’Empire Qing, lors de la signature à Tianjin du Traité de paix de 1885'' | ||
Ce traité dit Hui Ding mettant fin à la guerre, fut signé par quatre Français et Trois Chinois. Mr Jules Patenôtre des Noyers ( !845-1925) était Ambassadeur de Chine depuis 1883. Dans ce rôle il participa à diverses négociations diplomatiques entre la France et la Chine dont la tutelle de la France sur l’Annam (Centre du | Ce traité dit Hui Ding mettant fin à la guerre, fut signé par quatre Français et Trois Chinois. Mr Jules Patenôtre des Noyers ( !845-1925) était Ambassadeur de Chine depuis 1883. Dans ce rôle il participa à diverses négociations diplomatiques entre la France et la Chine dont la tutelle de la France sur l’Annam (Centre du Viêt Nam). Lorsque la guerre entre la Chine et la France s’acheva, il fut en charge de la signature du Traité à Tianjin. | ||
Parmi les officiels chinois en charge de la signature, le plus important était LI Hongzhang (1823 – 1901). Mr LI était un diplomate Qing réputé avec une vision favorable à la modernisation de la Chine, en particulier sur le plan militaire. Il participa à de nombreuses négociations avec les puissances étrangères dont certaines avec Lord Salisbury et Otto Von Bismarck. | Parmi les officiels chinois en charge de la signature, le plus important était LI Hongzhang (1823 – 1901). Mr LI était un diplomate Qing réputé avec une vision favorable à la modernisation de la Chine, en particulier sur le plan militaire. Il participa à de nombreuses négociations avec les puissances étrangères dont certaines avec Lord Salisbury et Otto Von Bismarck. | ||
L’abandon de la suzeraineté chinoise sur le | L’abandon de la suzeraineté chinoise sur le Viêt Nam fut l’une des conséquences de la signature de ce traité. A cette occasion le gouvernement Qing accepta également que Longzhou devienne un Port Commercial et que le gouvernement français y ouvre un consulat. | ||
''Résidence des Douanes de Longzhou 1889 (Coll Moreau Hanoi)'' | ''Résidence des Douanes de Longzhou 1889 (Coll Moreau Hanoi)'' | ||
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Les bâtiments de l’ancien Consulat Français de Longzhou furent construits en 1896 et se composaient de deux bâtiments dans le style colonial français avec un grand jardin. | Les bâtiments de l’ancien Consulat Français de Longzhou furent construits en 1896 et se composaient de deux bâtiments dans le style colonial français avec un grand jardin. | ||
C’était à l’origine le site de la gare du chemin de fer qui reliait Longzhou à Dong Dang au | C’était à l’origine le site de la gare du chemin de fer qui reliait Longzhou à Dong Dang au Viêt Nam. La ligne se rattachait alors au réseau ferroviaire viêtnamien. Cette ligne menait ensuite vers Lang Son puis Hanoi. Dès l’origine la concession de la ligne à la France prévoyait d’aller jusqu’à Nanning. | ||
''L’entrée de l’ancien Consulat de France à Longzhou (Fév. 2025)'' | ''L’entrée de l’ancien Consulat de France à Longzhou (Fév. 2025)'' | ||
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'''Le Chemin de Fer de HANOI à LONGZHOU''' | '''Le Chemin de Fer de HANOI à LONGZHOU''' | ||
En 1895 la France obtint la concession pour la construction d’un chemin de fer entre le Guangxi et le | En 1895 la France obtint la concession pour la construction d’un chemin de fer entre le Guangxi et le Viêt Nam. La construction commence en fin 1896 et deux ans plus tard la gare de Longzhou était achevée. La concession allait jusqu’à Nanning. | ||
The Hanoi-Dong-Dang Railway, from Alfred Cunningham, The French in Tonkin and South China, 1902 - HISTORIC VIETNAM | The Hanoi-Dong-Dang Railway, from Alfred Cunningham, The French in Tonkin and South China, 1902 - HISTORIC VIETNAM | ||
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'''TRANSPORT FLUVIAL sur la rivière ZUO''' | '''TRANSPORT FLUVIAL sur la rivière ZUO''' | ||
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La rivière Zuo était navigable. Cette voie a servi pour les différentes activités vers l’ouest et Guangzhou tant pour les marchandises que pour les personnes. | La rivière Zuo était navigable. Cette voie a servi pour les différentes activités vers l’ouest et Guangzhou tant pour les marchandises que pour les personnes. | ||
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- Le flou de frontières mal définies et contestées entre la Chine (Yunnan et Guangxi), La Grande Bretagne (Birmanie) et la France (Laos et Viêt Nam) Voir : ‘With a Camera in Yunnan’: the Ethnographic Expeditions of Frederic W. Carey, RGS #1 | Visualising China | |||
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- 1904 La Xinlong Yin, première Banque du Guangxi, est fondée à Longzhou. | - 1904 La Xinlong Yin, première Banque du Guangxi, est fondée à Longzhou. | ||
- 1923 La Huali Motor Co effectue le transport de passagers vers Langshan au | - 1923 La Huali Motor Co effectue le transport de passagers vers Langshan au Viêt Nam avec des voitures automobiles. | ||
- 1927 L’école des affaires frontalières enseigne les langues étrangères. | - 1927 L’école des affaires frontalières enseigne les langues étrangères. | ||
- 1934 Soutwest Airlines lance avec succès la ligne aller et retour Longzhou – Nanning. | - 1934 Soutwest Airlines lance avec succès la ligne aller et retour Longzhou – Nanning. | ||
Version du 10 février 2025 à 03:15
Rédigé par Alexandre MORIN
Aux marches de l’Empire Chinois, au XIXe siècle la pression des puissances coloniales, dans le cas présent celle de la France, trouve à Longzhou une illustration originale.
À Longzhou, de la fin du XIXe siècle jusqu’au milieu du XIXe siècle, un Consulat de France oublié, bien préservé, au charme désuet et magnifique de splendeurs déchues, mérite un travail de mémoire approfondi pour mieux comprendre la succession des évènements qui se sont joués dans ces confins. Tout ou presque a suivi les soubresauts de la grande histoire.
Réussites, échecs, comme incompréhensions y eurent leur lot. Tout est là pour en faire un travail passionnant.
Les quelques éléments cartographiques qui suivent permettent de situer plus correctement la ville de Longzhou dans le Guangxi près de la frontière du Viêt Nam.
La première carte, moderne, confirme l’importance de ce passage traditionnel entre la Chine et le Viêt Nam.
L’autoroute et la ligne ferroviaire actuelle suivent toujours cette voie de communication le long de la rivière Zuo, un des très nombreux fleuves qui alimentent le delta de la rivière des perles.
L’occupation de cette voie est millénaire. D’immenses et spectaculaires peintures rupestres, datées autour de 3 000 ans, ont été tracées à l’ocre rouge sur les falaises qui bordent la rivière Zuo à Huashan près de Longzhou.
Cette voie, où eurent lieu de nombreux conflits, reste la voie de contact principale du sud de la Chine avec Hanoi.

Plusieurs cartes de la fin du XIXe siècle restituent ce qu’était Longzhou et son environnement au début de la présence française.

Deux autres cartes chinoises, présentes dans les archives de la BnF,[1] ne manquent pas d’intérêt et mériteraient une analyse et une mise en perspective.
L’environnement est constitué d’une multitude de pics et montagnes karstiques avec des plaines plus ou moins amples. Ce paysage a beaucoup de charme.
En ce début février 2025, s’achevait la récolte de canne à sucre. D’énormes camions transportant la canne vers les lieux de traitements encombrent les rues et les routes.

L’atmosphère et les champs sont marqués par les brulis des déchets végétaux restants. Les rochers en sortent noircis par le feu et une odeur sucrée se répand un peu partout à la fin de ce cycle agricole.
La dernière carte mériterait traduction et d’éventuelles explications en dehors de son charme particulier.
Elle illustre l’origine de cet ancien Consulat qui fut une conséquence secondaire de la conquête du Tonkin de 1884 – 1885. Cette guerre qui opposa la France et la Chine se conclut par le Traite de Tianjin en 1885.

Histoire très sommaire de l’ancien Consulat de France à Longzhou
Les éléments qui suivent sont issus de la présentation faite sur le site de l’ancien Consulat (beaucoup d’éléments, photographiques en particulier, sont actuellement en mauvais état et difficiles à photographier et reproduire).
Cette longue présence mériterait un travail synthétique et approfondi permettant d’en conserver une mémoire détaillée et illustrée pour le plus grand nombre).
L’origine de ce Consulat découle des accords de paix signés en 1885 à Tianjin suite à la guerre de 1884 – 1885 qui opposa la Chine et la France à propos du statut du Viêt Nam.
Jules Patenôtre des Noyers, Ambassadeur et LI Hongzhang 李鸿章 représentant de l’Empire Qing, lors de la signature à Tianjin du Traité de paix de 1885
Ce traité dit Hui Ding mettant fin à la guerre, fut signé par quatre Français et Trois Chinois. Mr Jules Patenôtre des Noyers ( !845-1925) était Ambassadeur de Chine depuis 1883. Dans ce rôle il participa à diverses négociations diplomatiques entre la France et la Chine dont la tutelle de la France sur l’Annam (Centre du Viêt Nam). Lorsque la guerre entre la Chine et la France s’acheva, il fut en charge de la signature du Traité à Tianjin.
Parmi les officiels chinois en charge de la signature, le plus important était LI Hongzhang (1823 – 1901). Mr LI était un diplomate Qing réputé avec une vision favorable à la modernisation de la Chine, en particulier sur le plan militaire. Il participa à de nombreuses négociations avec les puissances étrangères dont certaines avec Lord Salisbury et Otto Von Bismarck.
L’abandon de la suzeraineté chinoise sur le Viêt Nam fut l’une des conséquences de la signature de ce traité. A cette occasion le gouvernement Qing accepta également que Longzhou devienne un Port Commercial et que le gouvernement français y ouvre un consulat.
Résidence des Douanes de Longzhou 1889 (Coll Moreau Hanoi)
Les prémices sont apparues le 1er Avril 1889 lorsque le gouvernement Qing a créé le Bureau des Douanes de Longzhou, situé dans le temple Chen Lie, rue Nanmen.
L’activité de ce bureau est d’ailleurs précisément documentée depuis 1889 et permettrait d’analyser son importance relative par rapport à d’autres voies.
Ainsi que les noms et nationalités de ceux qui y ont joués un rôle.
Les bâtiments de l’ancien Consulat Français de Longzhou furent construits en 1896 et se composaient de deux bâtiments dans le style colonial français avec un grand jardin.
C’était à l’origine le site de la gare du chemin de fer qui reliait Longzhou à Dong Dang au Viêt Nam. La ligne se rattachait alors au réseau ferroviaire viêtnamien. Cette ligne menait ensuite vers Lang Son puis Hanoi. Dès l’origine la concession de la ligne à la France prévoyait d’aller jusqu’à Nanning.
L’entrée de l’ancien Consulat de France à Longzhou (Fév. 2025)
Le plan de l’ancien Consulat à Longzhou
Le premier bâtiment de l’ancien Consulat de France à Longzhou (Fév. 2025)
Musée historique concernant l’ancien Consulat.
La terrasse couverte du premier étage
Le deuxième bâtiment servant actuellement d’exposition artistique
Trois visions de cet ensemble maintenant à vocation touristique.
Par Shen Sanlin 2025
Fresque dans une des rues menant à l’ancien Consulat
35 Consuls ou vice-consuls se sont succédés en ces lieux. Une histoire mouvementée qui demanderait, s’il n’existe déjà, un travail détaillé.
Le premier Consul de Longzhou : Pierre Remi BONS d’ANTY
Ce Consul fait l’objet de 12 articles aux archives diplomatiques de la Courneuve.
Ouverture des Douanes de Szemao. 1899 (Simao)
Au centre le Daotai à sa droite en uniforme le Consul Pierre Remi Bons d’Anty
D’autres approches peuvent être utilement mobilisées…
Le Chemin de Fer de HANOI à LONGZHOU
En 1895 la France obtint la concession pour la construction d’un chemin de fer entre le Guangxi et le Viêt Nam. La construction commence en fin 1896 et deux ans plus tard la gare de Longzhou était achevée. La concession allait jusqu’à Nanning.
The Hanoi-Dong-Dang Railway, from Alfred Cunningham, The French in Tonkin and South China, 1902 - HISTORIC VIETNAM
Station de Dap Cau en 1901
Il existe probablement de nombreux documents qui complèteraient utilement cette bien brève présentation...
TRANSPORT FLUVIAL sur la rivière ZUO
Au début du XXe siècle
La rivière Zuo était navigable. Cette voie a servi pour les différentes activités vers l’ouest et Guangzhou tant pour les marchandises que pour les personnes.
Transport de marchandises devant le pont de Longzhou
Bateau à moteur pour le transport de personnes à Longzhou
L’instabilité dans cette région éloignée
- Par l’intervention de la France au Viêt Nam et la Conquête du Tonkin
-
- Le flou de frontières mal définies et contestées entre la Chine (Yunnan et Guangxi), La Grande Bretagne (Birmanie) et la France (Laos et Viêt Nam) Voir : ‘With a Camera in Yunnan’: the Ethnographic Expeditions of Frederic W. Carey, RGS #1 | Visualising China
- Les débuts de la Révolution Chinoise à Longzhou en 1930.
Les Monts HUASHAN 花山(Guangxi) ‘ les adorateurs du soleil’
Dans le massif karstique de la région autonome Zhuang du Guangxi dans le sud de la Chine, sur les bords de la rivière Zuo, se trouve un ensemble spectaculaire de l’expression artistique des chasseurs cueilleurs.
Un cadre initiatique et mémoriel grandiose près de Longzhou
Ces immenses et spectaculaires panneaux ornés d’une surface totale de plus de 8 000 mètres carrés datent probablement d’environ 3 000 ans. Un dépôt stalagmitique a permis de dater une peinture entre 3270 et 2115 BP.
Les occupants paléolithiques des grottes proches de Yunchanyan ou de Dayan ont vécus dans ces régions 10 000 ans plus tôt. Les cultures de chasseurs cueilleurs ont longtemps persistées et persistent encore dans de nombreuses vallées tropicales. Ces expressions sont la combinaison de préoccupations quotidiennes similaires et d’une attention exclusive à un mode de vie économique et social.
Un tel effort d’expression est lié à des événements symboliquement très forts de la vie de ces clans. Les auteurs, considérés comme des ancêtres de la minorité Zhuang, ont transformé cette falaise en un véritable monument.
Une autre vue de Huashan, Yaoda district, province du Guangxi,
Les peintures sont situées de 30 à 90 m au-dessus de la rivière.
. Danses incantatoires pour glorifier l’astre solaire, situé ici au centre de ce panneau rocheux, ou de guerriers en transe après d’importantes victoires guerrières, c’est un monument mémoriel et identitaire.
Multiples soleils
Dessins sur une falaise de Baixuedun
Sur d’autres falaises bordant la rivière Zuo, des dessins, moins spectaculaires et d’accès difficile, en particulier près du village de Baixuedun 白雪顿, font la fierté des villageois.
Enfin un document liste l’ensemble des innovations qui ont pris naissance à Longzhou au cours de la première moitié du XXe siècle.
- 1895 La première gare ferroviaire du Guangxi
- 1907 La première école de droit et d’administration des frontières
- 1908 La première école militaire du Guangxi et école d’arts martiaux.
- 1919 La première ligne téléphonique longue distance vers Nanning.
- 1904 La Xinlong Yin, première Banque du Guangxi, est fondée à Longzhou.
- 1923 La Huali Motor Co effectue le transport de passagers vers Langshan au Viêt Nam avec des voitures automobiles.
- 1927 L’école des affaires frontalières enseigne les langues étrangères.
- 1934 Soutwest Airlines lance avec succès la ligne aller et retour Longzhou – Nanning.
- ↑ https://www.bnf.fr/
- ↑ BnF
- ↑ BnF